La tribu Aranda et les chiffres

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Allez hop, petit article "culture générale". J'aime beaucoup lire comme certains le savent sûrement, les documentaires scientifiques/historiques sont aussi un plaisir que j'ai. Et je suis tombé il y a peu sur une originalité culturelle que j'admire.

Je vais vous parler aujourd'hui de la tribu Aranda, une tribu australienne et quelques autres dont je n'ai pu trouver le nom, localisées en Afrique et d'Amérique du sud. Et plus exactement de leur rapport avec les chiffres.

Dans la plupart des cultures (puisqu'on ne peut pas dire toutes, vous comprendrez) basent leurs calculs sur une base 10. C'est à dire avec des chiffres de 0 à 9. D'ailleurs je vous incite à regarder un documentaire particulièrement intéressant sur l'histoire du chiffre 1 avec Terry Jones (un ancien des Monty Python).

Pourquoi pas toutes ? Parce que tout simplement, ces tribus ne possèdent que 2 chiffres : un (ninta) et deux (tara).

Pour exprimer 3, ils utilisent une combinaison de un et deux : tara-mi-ninta. Et ainsi de suite jusqu'à 6. Au dessus de 4, ils préféraient plus souvent utiliser leur mot pour "beaucoup" et "tas" pour les cas au dessus de 6. Le 0 n'étant apparu chez nous que pour des problèmes de mathématiques, "aucun"/"rien" suffisait.

Comme vous l'aurez remarqué, je viens d'utiliser le passé. Tout simplement parce que ces faits étaient vrais au début du vingtième siècle. Depuis on leur a apporté la civilisation. Enfin à ce qu'il paraît.

Fait nous concernant, en "occident", nous avons longtemps fonctionné sur la même base. Ce n'est qu'au douzième siècle qu'on a réussi à utiliser la base 10. Et encore, pour la petite histoire : nos unités de mesure sont longtemps restés basées sur cette base 2.

1 toise = 6 pieds
1 pied = 12 pouces
1 pouce = 12 lignes
1 ligne = 12 points.
1 livre = 20 sous
1 sou = 20 deniers

Bon, ok pour la monnaie, on utilisait une base 3 comme référence.

Pour plus d'informations, je vous propose ces différentes publications dont j'ai déjà pioché une partie des infos que je vous ai proposé juste avant :

Sur le deuxième lien, vous trouverez d'ailleurs beaucoup d'informations concernant les méthodes de comptage. Nous apprenons tous à compter avec nos doigts, mais d'autres ont été plus loin que ce que l'on apprend à nos enfants. Bonne journée !

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A propos de Mathieu

Ingénieur développeur web dans la vente par correspondance B2B, adepte de nouvelles technologies et d'innovation. Vous pouvez aussi me retrouver sur Twitter @mathrobin
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  • Xavier

    Ce qui me semble le plus remarquable c’est qu’au delà des chiffres et nombres, tout humain (et certains animaux) est capable de quantifier assez justement les choses. Pour une tradition orale, l’importance de l’exactitude est peut-être moindre, par contre avec l’écrit tout change, le début du chiffre écrit est (semble être) mésopotamien ; leur base était sexagésimal (60) son importance et influence est considérable et a perduré jusqu’aux exemples que vous donnez, mais aussi pour les horaires, les degrés (angles).
    Question le zéro fait-il parti de la base 10 ? Le zéro est-il un chiffre ou une facilité d’écriture ? La base 10 de 1 à 10, il faut parfois couper avec l’informatique :)

    • http://www.mathieurobin.com/ Mathieu

      Le zéro fait partie de la base 10. C’est d’ailleurs pour ça qu’en français, on parle de chiffres, qui correspondent également aux unités, et de nombres, qui sont la combinaison de 2 chiffres et plus pour désigner une valeur absolue plus grande. C’est aussi pour ça qu’en base supérieure à 10, on utilise les lettres après 9 (cf. base 16 ou hexadécimale). Le zéro est d’abord apparu comme facilité de notation mais est désormais considérable comme un chiffre, même si il apporte certaines spécificités. Il est notamment le seul chiffre qu’on ne peut utiliser comme dénominateur dans une division.

      Merci pour la note sur la base sexagésimale en tout cas, c’est très intéressant car c’est cette base qui sert pour le calcul de données géographiques (cf. latitude et longitude, quand on n’utilise pas les degrés) et plus communément pour le calcul des durées.

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