Logo_jQuery

Comment bien choisir vos plugins ?

Flattr this!

J'ai eu plusieurs fois de longues discussions avec différentes personnes ces derniers mois à propos des plugins jQuery. Souvent très intéressantes et avec une problématique toujours récurrente. Comment choisir ses plugins ?

Il est vrai que la question est délicate mais certains critères sont simples et permettent de faire un énorme tri. Je vous en expose quelques uns ici, non triés, vous pouvez y conférer l'importance qui vous convient.

Critère n°1 : l'activité du plugin

Quand vous utilisez un logiciel, c'est comme lorsque vous utilisez une voiture ou, mieux, un ascenseur. En général, vous appréciez que quelqu'un soit capable de vous aider. Si possible un vrai expert de la technologie concernée qui peut réellement agir efficacement.

Un plugin, comme tout logiciel, doit encore être maintenu. En une phrase : je vous laisse à votre imagination pour un ascenseur non maintenu.

Critère n°2 : Responsive design

De mémoire, les premières publications concernant un design web dynamiquement adaptatif pour les mobiles datent de novembre 2009 (Mobile First). C'était il y a un peu moins de 4 ans. Comme l'a très bien affirmé Kevin Schaaf de Enyo à dotJS : "l'heure est venue d'arrêter de se demander si ça sera responsive ou non. Ça doit l'être, c'est tout".

Le responsive design ne fait pas tout. Je ne sais quoi penser de la polémique à propos du sacrifice des sites mobiles dédiés au profit d'un unique site responsive. Il y a toute une question d'impact sur le SEO. Quoi qu'il en soit, que vous ayez un site mobile ou non, votre site doit être responsive.

D'ailleurs une version responsive de ce blog est en cours de développement. L'API de WordPress est juste infâme.

Critère n°3 : les tests

On reste dans la métaphore ascensionnelle avec l'ascenseur qui sera plus parlante que la voiture. Sincèrement, vous monteriez dans un ascenseur en sachant pertinemment que son constructeur/installateur n'a fait aucun test hormis ceux à la conception en usine ?

Critère n°4 : la documentation

Pour le coup, changement de métaphore. Vous aimez bien monté les meubles d'un certain fabricant suédois sans plans ?

Critère n°5 : l'accès aux sources

Arrêtons de charger des plugins à droite à gauche sur des sites dédiés plus ou moins bien référencés. GitHub existe, BitBucket aussi, le partage de code est facile, simple et plus qu'efficace. Un développeur qui garde pour lui son code ne mérite plus à l'heure actuelle qu'on utilise son travail. Et accessoirement, c'est surtout une question de performances et de qualité de code. Le fait de pouvoir plancher à plusieurs sur un problème peut beaucoup aider en général.

Des annuaires de qualité existent, je pense par exemple au site officiel fraîchement refait. Ou à jQuery Rain. Ou encore des testeurs en chaîne tels que l'ami Megaptery ou encore Js4Design. Il est rare que je cherche un plugin ailleurs que sur ces deux derniers sites pour une utilisation intensive professionnelle.

Critère n°6 : le prix

La gratuité d'un soft, c'est très bien. Mais ça ne fait pas tout. Des sites comme CodeCanyon, proposent d'excellentes ressources payantes. Mais parfois, il revient moins cher d'acheter un plugin très bien réalisé quelques $/€ plutôt que de passer plusieurs heures à déboguer/adapter un plugin trouver gratuitement.

Critère n°7 : la compatibilité

Je ne vous ferai pas l'affront de réclamer que vos plugins soient compatibles IE 6 ou Netscape, mais sur tous les navigateurs de moins de 5 ans d'age, ce n'est pas trop demander, surtout quand on s'appuie sur jQuery qui se charge de l'essentiel.

Conclusion

Ce sont des règles d'or pour moi, mes plugins ne les respectent pas toutes, j'y travaille.  Cependant elles peuvent vous éviter un paquet de soucis.

Flattr this!

A propos de Mathieu

Ingénieur développeur web dans la vente par correspondance B2B, adepte de nouvelles technologies et d'innovation. Vous pouvez aussi me retrouver sur Twitter @mathrobin
Cette entrée a été publiée dans jQuery, avec comme mot(s)-clef(s) , , , , , , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.
  • http://www.jfpalmier.fr Jeff

    Hello Mathieu,

    Très bon article, il est vrai qu’on peut avoir envie, par facilité, de prendre un plugin parce qu’il nous a plu au premier coup d’oeil, mais on se rend bien vite compte qu’il faut faire preuve de réflexion avant de faire son choix.

    • http://www.mathieurobin.com/ Mathieu

      C’est exactement ça, on a facilement tendance à oublier qu’un plugin reste un logiciel et que sa popularité ou son apparence ne fait pas tout. Merci pour le compliment sur la qualité de l’article :)

  • http://blog.aurelien-gerits.be gtraxx

    Bonjour Mathieu,
    Très bon article, un bon rappel avant de commencer à intégrer tout et n’importe quoi.
    La partie la plus importante même si chaque point est essentiel c’est sans aucun doute :
    Un plugin, comme tout logiciel, doit encore être maintenu.
    Dommage d’avoir supprimé cette phrase :
    D’ailleurs une version responsive de ce blog est en cours de développement. L’API de WordPress est juste infâme.
    Je pense exactement la même chose, infâme le mot est bien choisi :)

    • http://www.mathieurobin.com/ Mathieu

      Je suis toujours impressionné par le fait qu’appeler la fonction censée me retourner les articles liés me change « l’information » du post courant et donc quand j’appelle les commentaires derrière, ce ne soit pas ceux de l’article en cours. C’est tout simplement incroyable et incompréhensible.

      • http://cahnory.tumblr.com François « cahnory » Germain

        Les joies de wordpress, ses variables globales, ses loop, ses bad convention over configuration… si « code is poetry », celle-ci ne rime pas à grand chose. Mais bon ça fait le taff, en attendant mieux…

  • http://reseau.dumac.free.fr/dumaciens/article.php3?id_article=159 Yann

    Bonjour Mathieu,

    Bel article puisqu’il recommande la réflexion au lieu du comportement moutonnier de bien des internautes blogueurs. Ce qui me semble le plus important concerne surtout l’aspect « sécurité », car il a été prouvé que d’innombrables plugins codés avec les pieds offraient de superbes failles, ou pire lorsque c’est fait à dessein, détournaient certaines fonctionnalités. On appelle alors plus ça un plugin, mais un malware ou un ver !

    La méthodologie recommandée ici (je suis pour ma part très limité à GitHub) est très saine :-)

Articles liés